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Rochefort et le Pays Rochefortais
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Présentation Générale

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Porte de l'Arsenal (aussi appelée porte du Soleil)Dans l'esprit de ses fondateurs, Rochefort doit être le plus beau port de guerre de l'Europe. L'Arsenal en sera la pièce maîtresse. La porte du Soleil (ci-contre) est une porte monumentale en forme d'arc de triomphe érigée en 1831 par Auguste Giral. Elle formait l'entrée principale de l'arsenal, sous laquelle « la ville entière passait matin et soir », la majorité des hommes travaillant à l'arsenal. Son nom vient du fait que, le 4 mars et le 10 octobre, le soleil se lève exactement dans son axe. C'est en la franchissant que l'on peut commencer la visite de l'arsenal voulu par Colbert. Dès 1666, les trois parties principales de l'Arsenal sont en place: au centre, « la maison du Roy » au sud, les magasins généraux et l'Avant-garde, appelé le « Parc » au nord, l'arrière-garde, la corderie royale et la forme de radoub. L'ensemble des bâtiments de l'arsenal de Rochefort est candidat au patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO[22]. La Corderie royale [modifier] Article détaillé : Corderie Royale - Centre International de la Mer. La Corderie RoyaleLa Corderie royale est située sur la rive droite de la Charente, en bordure même du fleuve. Elle renferme l'espace muséographique du Centre international de la Mer de Rochefort. La construction, les cordes La Corderie royale est l'un des bâtiments les plus importants de l'arsenal et ce fut l'un des premiers construits lors de la création de la ville en 1666. L'architecte de la corderie fut François Blondel qui lança les travaux en mars 1666. Envoyé aux Antilles, il ne put constater le résultat de ses plans. La réalisation ne fut pas simple en raison du terrain. Situé à la bordure de la Charente, le sol est constitué d'une couche de vase épaisse de près d'une trentaine de mètres, parfois inondé d'une soixantaine de centimètres d'eau aux grandes marées. Avant la construction du bâtiment lui-même, il fallut donc surélever de quelques pieds[23] et établir un radier constitué d'un quadrillage de pièces de chêne de 30 centimètres de section enfoncé à 5 pieds sous la nappe phréatique[24]. Ce n'est qu'une fois le radier terminé que commença réellement la construction, à l'aide de pierres calcaires des carrières proches de Crazannes. Afin de ne pas déstabiliser ce radeau flottant, la construction par les 700 ouvriers se fit de manière symétrique, le passage au niveau supérieur n'ayant lieu que lorsque les deux pans de mur avaient atteint le niveau. Finalement, après plus de trois ans de travail, la construction s'acheva en juin 1669. Pendant près de deux cents ans, le bâtiment long de plus de 370 mètres fut utilisé pour réaliser les cordages de la marine royale. La longueur du bâtiment central correspondait à la fabrication d'un cordage d'une encablure d'un seul tenant. L'aile principale est bornée par deux pavillons. Au nord, celui destiné au stockage du chanvre et au sud, celui destiné au goudronnage du cordage. On utilisait à la Corderie du chanvre qui arrivait des provinces de France et de Rīga en mer Baltique afin de réaliser des cordages, dont les plus grands, une fois terminés mesuraient une encablure, soit 200 mètres de long. Toutes les étapes étaient prises en charge à l'arsenal, jusqu'au goudronnage pour éviter que les cordages ne pourrissent en mer. Le déclin En 1867, les cordiers cessent leur activité sur le site de Rochefort. Le bâtiment aura alors vocation à accueillir plusieurs institutions : L'école de maistrance et des apprentis armuriers L'annexe de l'artillerie navale Les travaux maritimes Les archives secrètes de la marine Le musée des « petits-modèles » … Le 10 septembre 1926 est décidée la fermeture de l'arsenal de Rochefort qui, en plus d'un grand émoi au sein de la population locale, entraîne l'abandon progressif de la Corderie. Le déclin du bâtiment sera complet lorsque les forces d'occupation quittant la ville en 1944 incendieront la Corderie. Le feu qui dura plusieurs jours rendit le bâtiment inutilisable. Laissé à l'abandon total pendant près de 20 ans, la Corderie et ses alentours devinrent le lieu d'une flore abondante. La remise en service En 1964, l'amiral Maurice Dupont entreprit le nettoyage du site avec l'aide d'appelés et en 1967, le bâtiment fut déclaré monument historique. La ville propriétaire décida alors en 1976 de lancer des travaux de rénovation, à l'identique pour l'extérieur, avec à l'intérieur un cloisonnement et des matériaux modernes. Aujourd'hui, le bâtiment héberge : La Chambre de commerce et d'industrie de Rochefort et de Saintonge La médiathèque municipale Le siège de la LPO Le siège du Conservatoire du littoral Le Centre international de la mer, comprenant plusieurs salles d'exposition sur la fabrique des cordages. Il est bordé, côté Charente, par un jardin, dit des Retours. Cliquez sur une vignette pour l’agrandir La Corderie Royale depuis le parking La Corderie Royale côté Charente, partie centrale. La Corderie Royale côté Charente, extrémité Sud. Vue aérienne de la Corderie Royale Les formes de radoub [modifier] Les coques des navires devaient être périodiquement entretenues ou réparées. Pour éviter les délicates manœuvres d'abattage en carène des bateaux, on utilisait les formes de radoub. Les navires pénétraient, à marée haute, dans ces grandes coques, creusées dans la berge vaseuse puis maçonnées, qui se vidaient à marée basse (avec l'aide d'une machine hydraulique qui pompait le surplus d'eau de mer) : le travail de réparation pouvait alors commencer. À Rochefort, trois formes de radoub sont encore visibles : la vieille forme dans l'arsenal nord conçue par François Le Vau la forme double, dite aussi Louis XV, conçue par l'intendant Pierre Arnoul la forme Napoléon III, situées derrière la porte du Soleil. La vieille forme, première « forme à l'anglaise » entièrement maçonnée, fut une innovation pour l'époque. Il fallait que le dallage supporte le poids d'un navire de premier rang[25]. Elle a été dégagée de la vase en 1985. La forme double, dont les bassins amont et aval ont été dégagés en 1992 et 1993, est conçue par l'intendant Pierre Arnoul en 1683. Réalisée avec peine entre 1683 et 1728, car le sol trop meuble, engloutissait les pierres. Elle permettait de réparer deux navires à la fois et présentait deux innovations : au lieu d'être lisses, ses murs sont faits de gradins pour faciliter le travail de radoub et la fermeture de la forme est assurée par un bateau-porte. La forme Napoléon III, construite entre 1853 et 1861, fut allongée en 1900 pour accueillir le Dupleix, long de 134 m, le dernier grand croiseur-cuirassé construit à Rochefort. Cliquez sur une vignette pour l’agrandir Une des deux parties de la forme double Le bassin supérieur de la forme double La forme Napoléon III, forme de radoub du XIXe siècle La forme Napoléon III, avec les restes de son bateau-porte. La maison du Roy [modifier] Maison du Roy (ancienne préfecture maritime et maintenant commandement des écoles de la gendarmerieCette demeure édifiée entre l'arsenal et la ville sur les ruines de l'ancien château féodal fut la demeure de l'intendant de la Marine et, à partir de 1781, celle du commandant de la Marine. Depuis trois siècles, elle a subi maints remaniements. Sa porte d'entrée monumentale, de 1716, a été déplacée après l'incendie de l'édifice en 1895, rue Toufaire, pour être dans l'axe de la rue de l'Amiral-Courbet, la seule de Rochefort qui ait conservé ses pavés. La maison du Roy abrita a deux reprises l'empereur Napoléon Bonaparte : la première fois en août 1808 pour visiter le fort Boyard en construction et pour dresser les plans du fort Liédot et la seconde, moins glorieuse, le 3 juillet 1815, lors de son départ sur l'île d'Aix avant son exil sur l'île Sainte-Hélène. En vérité, sa dernière destination volontaire sur le territoire et non sur une île sera Rochefort. Cependant, il se rendit le 8 juillet aux Anglais qui l'emmèneront sur sa terre d'exil depuis Fouras, qui est sa vraie dernière destination française mais non volontaire. La tour des signauxDepuis, la maison du Roy est devenue la préfecture maritime qui gère les côtes des Sables-d'Olonne jusqu'à Biarritz. En 2002, elle ferme ses portes à la Marine (la préfecture maritime de Brest reprend le flambeau) et elle abrite désormais le Commandement des Écoles de la gendarmerie nationale depuis 2004. La tour des signaux [modifier] Haute de 26 mètres, elle fut longtemps la tour la plus haute de Rochefort. De plan carré, son allure est reconnaissable de loin. Elle n'est pas visitable. L'origine de la tour des signaux date du XVIIe siècle, où le seigneur de Cheusses, protestant, fit construire un prêche. Lors de la fondation de la ville, le prêche eut besoin d'un clocher, qui fut construit en 1688. En 1880, le clocher, alors récupéré par l'armée, fut étêté, et l'on installa sur le toit plat nouvellement créé, un sémaphore assurant la communication entre l'amirauté et la rade de la Charente. Malgré les évolutions technologiques, la tour resta occupée jusqu'en 1930, en cas de panne des nouveaux systèmes de l'époque. En 2002, l'armée restitua la tour à la ville et depuis 2008 la ville y a installé un espace multimédia. Le magasin aux vivres [modifier] La subsistance de tout ce peuple d'ouvriers et de marins à la fin du XVIIe siècle posa très vite des problèmes à l'État. Colbert proposa au roi Louis XIV de créer un « munitionnaire » chargé de régler la nourriture. Le roi créa le poste par un arrêté du 2 octobre 1669 et on décida d'élever un bâtiment : le « magasin aux Vivres » qui fut le plus vaste des monuments de ce genre possédé dès lors par la Marine. En 1671, le bâtiment fut commencé et sera achevé en 1673. C'est un édifice qui longe l'actuel bassin de plaisance. Magasin aux VivresLe bâtiment porte le cachet de l'époque. Élevé sur le même alignement nord que le premier hôpital (caserne Charente), il a 120 mètres de long. Il contenait les greniers d'approvisionnement. L'ensemble forme un vaste quadrilatère ; les 2 ailes en retour mesurant 125 mètres. À droite de la porte d'entrée se trouvait la tonnellerie. Par la suite, le bâtiment connut pratiquement tout : magasin, hôpital de la marine, logements pour l'armée et bâtiment de la sécurité civil. A partir de 2011, le site sera reconverti avec la réalisation : de cent appartements de bon standing, d'une résidence hôtelière trois étoiles, d'un restaurant panoramique avec vue sur le port de plaisance, d'un parking aménagé dans la cour. Place Colbert [modifier] Le centre de l'horloge de marées de la place Colbert Place Colbert avec sa fontaine et sa pelousePlace La source alimentant cette fontaine provient de Tonnay-Charente par l'aqueduc du Coteau[26]. Cet aqueduc initialement construit à la demande de l'intendant Bégon en 1695 aboutissait à un énorme réservoir situé près du bâtiment de corps de garde de la Corderie Royale[27]. En 1754, cet aqueduc alimentait en eau toutes les fontaines de Rochefort[28]. De cette époque datent aussi les balcons rocaille ou néoclassiques qui ornent de simples maisons comme des hôtels particuliers : hôtel des Lemoyne de Sérigny, seigneurs de Loire, devant la fontaine, et l'hôtel d'Amblimont, l'actuel hôtel de ville, en face. Célèbrement connue grâce aux Demoiselles de Rochefort, la place qui, pendant de nombreuses années, possédait un bassin carré au milieu qui a aujourd'hui disparu. En effet, depuis 2006, la place est redevenue ce qu'elle était lors de sa première construction. La fontaine a été remise en valeur, le bassin a disparu pour laisser deux axes croisés comme à l'origine. Une horloge de marées a été installée au centre de la place. Elle indique l'état de la marée et le nombre d'heures restant avant basse mer par une série de spots lumineux. Les fortifications [modifier] Échauguette en centre-villeLouis Nicolas de Clerville fut le commissaire général des fortifications de Rochefort. Cependant en 1662, ces fortifications privilégient l'esthétique à la fonctionnalité et à l'efficacité puisqu'elles étaient caractérisaient par : de longues courtines trop basses et mal flanquées, des redents pour remplacer des bastions, l'absence de défenses avancées, des portes sans dehors. Plusieurs années plus tard, ce furent près de 20 000 personnes qui migrèrent à Rochefort. En 1690, l'enceinte des remparts de Rochefort étaient composée de trois bastions et de huit redents triangulaires adossés à la Charente. Les remparts ont été conservé sur de vastes portions malgré l'ordre de démolition en 1923. On peut notamment admirer devant le cours Roy-Bry, une échauguette pentagonale portée sur culot lisse. Monument aux morts [modifier] Place du monument aux MortsLe monument aux morts de Rochefort est situé avenue Sadi Carnot. La destruction de la majorité des remparts à partir de 1923 entraîne l'ouverture de la ville vers le faubourg. Il se dégage un espace important sur lequel on prévoir l'emplacement de ce monument aux morts dont la construction, en 1924, est confiée à Georges Gourdon, entrepreneur en marbrerie à Paris. Le monument se compose d'un obélisque dressé lui-même sur un socle pourvu d'escaliers et de rampes. L'obélisque est surmonté d'une statue allégorique de la France coiffée d'un casque de poilu et tenant un étendart et une palme. Détruite par la foudre en 1968, elle a été remplacé par une figure de la Patrie en 1971. Les ponts sur la Charente [modifier] Les trois ponts sur la Charente en 1991, entre Rochefort et EchillaisLa traversée de la Charente au niveau de Rochefort a de tous temps été une nécessité, et l'augmentation continue du trafic a rendu la traversée par bac (à rame puis à moteur) obsolète. Il a donc fallu, dès le milieu du XIXe siècle, envisager une autre méthode. Le problème était en effet complexe car il fallait concilier la circulation terrestre (l'axe Bordeaux-Nantes, mais aussi la desserte d'Échillais Soubise…) à la circulation maritime (le tirant d'air des bateaux à voile qui devaient rejoindre les ports de Rochefort et Tonnay-Charente était important). Après l'étude de plusieurs projets, c'est le « système de pont à transbordeur » qui fut choisi en premier. Il sera suivi ensuite de deux autres ouvrages. Le pont transbordeur [modifier] Le pont transbordeur Le pont transbordeurArticle détaillé : Pont transbordeur de Rochefort. Ce pont, dont le système fut proposé par l'ingénieur Ferdinand Arnodin (1845–1924), a été inauguré le 29 juillet 1900, après 27 mois de construction. Ce pont repose sur deux pylônes métalliques hauts de 66,25 mètres et situés de part et d'autre de la Charente. Un tablier de 175,50 mètres de long, culminant à 50 mètres au-dessus des plus hautes eaux, relie ces deux pylônes entre eux. Une nacelle suspendue à ce tablier permet alors aux passagers de passer d'une rive à l'autre. Lors de son ouverture, ce pont qui avait coûté 586 500 francs de l'époque, pouvait contenir à chaque traversée, 9 voitures à 2 attelages et 50 personnes ou 200 personnes. Sa capacité était de 26 tonnes. La traversée durait à l'époque, temps d'embarquement et débarquement compris, 40 minutes. Mais l'augmentation continue du trafic eut raison du transbordeur, et en 1967, il fut remplacé par le pont à travée levante et en 1975, un budget de 1,4 million de francs fut alloué à sa démolition. Le pont sera finalement classé aux monuments historiques en 1993, 7 millions de francs seront utilisés à la rénovation globale. Aujourd'hui, le pont est de nouveau en activité pour son atout touristique. Il est exclusivement ouvert aux piétons et aux vélos. La traversée est payante (2,20 € l'aller-retour pour un adulte) et dure 4 minutes 30. Le transbordeur est apparu dans le film de Jacques Demy, Les Demoiselles de Rochefort. Le pont à travée levante [modifier] Pont à travée levanteUn pont à travée levante fut construit à quelques dizaines de mètres en aval du pont transbordeur. Il a été démonté en 1991. Le tablier de ce pont était situé à quelques mètres seulement au-dessus de l'eau, mais il pouvait s'élever sur toute sa longueur afin de permettre le passage des bateaux. Cette opération était cependant relativement longue et causait des difficultés de circulation pour les personnes souhaitant traverser la Charente. Le viaduc de Martrou Le viaduc de Martrou et le navire à 3 mâts Beleme pont construit en 1991 est situé en aval du pont transbordeur. Il y eut donc un temps trois ponts alignés sur la Charente à ce niveau, mais le pont central levant de 1967 a finalement été démoli. Après avoir été payant pour les véhicules non immatriculés en Charente-Maritime, le viaduc est gratuit pour tous les véhicules depuis le 1er janvier 2004. Ainsi, le trafic routier a plus que doublé en deux ans et les ralentissements entre le viaduc et la sortie de l'autoroute venant de La Rochelle sont presque quotidiens. Le viaduc permet le franchissement de la Charente en deux minutes pour se rendre vers Royan ou l'île d'Oléron dans un sens et vers Rochefort et La Rochelle de l'autre. Un projet de contournement de Rochefort, par l'est, est à l'étude. Il pourrait permettre un désengorgement du trafic automobile du viaduc de Martrou ainsi qu'une liaison directe entre La Rochelle et le futur aéroport départemental de Saint-Agnant d'une part et Royan de l'autre. Le projet est contesté par une association de riverains et des élus écologistes locaux qui lui préféreraient un prolongement de la liaison ferrée cadencée existant déjà entre Rochefort et La Rochelle[29]. L’Hermione Depuis 1997, une association s'est donné pour projet de reconstruire à l'identique la frégate l'Hermione à bord de laquelle La Fayette partit en 1780 rejoindre les insurgés américains au cours de la guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique. La version originale du navire fut construite en 11 mois grâce à la collaboration de centaines de travailleurs, bagnards compris, pour un total de 35 000 journées de travail. L'équipe de reconstruction du navire s'est attachée à effectuer une reconstruction à l'identique et à faire partager cela au public à l'aide de divers stands (forgeron etc.) et d'une visite guidée du chantier. Le chantier est installé dans la double forme de radoub du XVIIe siècle située à Rochefort et les visites sont une source de financement pour le chantier. En raison de difficultés d'approvisionnement, des bois humides, etc., l'association Hermione-La Fayette a décidé de modifier la construction du navire. Sa mise à l'eau prévue fin 2008 avec une coque nue, non équipée et non armée et ensuite la réalisation à flot pendant 2 ans des travaux d'aménagement et d'équipement est suspendue. Pour garantir la qualité du bordage, l'association a décidé de réaliser l'ensemble du bateau à sec sur le site actuel du chantier et de mettre l'Hermione à l'eau entièrement équipée et prête à naviguer. Sa mise à l'eau n'est pas prévue avant le courant de l'année 2011. Patrimoine culturel [modifier] Maison de Pierre Loti Maison de Pierre Loti [modifier] Article détaillé : Maison de Pierre Loti. L’officier de Marine Julien Viaud (1850-1923), en littérature Pierre Loti, passa une grande partie de sa vie à transformer sa maison natale en un lieu théâtral où il se mettait en scène lors de fêtes mémorables, invitant toutes les célébrités de l’époque que son immense renom l’amenait à fréquenter. Pour ses décors, il s’inspirait à la fois du passé : salle gothique et salle Renaissance et des pays lointains d’Orient et d’Extrême-Orient, qu’il connut lors de ses lointaines missions : mosquée, salon turc, chambre arabe et salle chinoise, en grande partie disparue aujourd'hui. Une fois passé derrière l’austère et banale façade rochefortaise le visiteur est transporté dans l’univers magique et exotique de l’écrivain qui fascine toujours autant plus d’un siècle après sa création. Théâtre de la Coupe d'Or Façade du théâtre de la Coupe d'OrLa ville de Rochefort se dote d’une salle de spectacles cent ans après sa fondation. En 1766, plusieurs notables créés une société pour financer cette édification. Le Maire, Hèbre de Saint-Clément, propose d’offrir un terrain où est bâti l’Hôtel de la Coupe d’Or. Cet hôtel aurait donné le nom du théâtre. Les travaux de construction sont confiés à Giovanni Antonio Berinzago, architecte et peintre de Lombardie qui travaille à l’époque au décor du théâtre de La Rochelle. Inspiré des théâtres italiens du XVIIe siècle, Berinzago en reprend la division en trois parties. D’est en ouest : un espace d’accueil et un foyer réduit ; une salle en U élevée sur quatre niveaux superposés (autour d’un parterre, un amphithéâtre en surplomb, deux étages de loges et une galerie) ; une scène munie de cintres et de dessous de scène pour les décors. La partie sud reçoit à chaque niveau les « chambres des actrices », séparées des « chambres des acteurs », et un chauffoir. En 1852, après que les sociétaires rencontrèrent des difficultés financières, la municipalité s’en porte acquéreur et envisage sa reconstruction. Le projet de l’architecte rochelais Brossard transforme profondément l’espace tout en gardant un plan en trois parties : au rez-de-chaussée, le péristyle agrandi semble avoir conservé les colonnes doriques du premier édifice. Cet espace est surmonté d’un foyer qui permet de favoriser la rencontre des artistes et des spectateurs. La salle est élargie d’un tiers par le rejet des coulisses à l’arrière de la scène. Son élévation maintient le principe du théâtre à l’italienne avec un parterre entouré de baignoires, un balcon en surplomb, un niveau de loges surmonté d’une galerie. Au plus près de la scène, quatre loges dites d’avant-scène reçoivent un décor particulièrement soigné. Le plafond de la coupole qui couvre la salle est orné d’une toile marouflée d’Auguste Constantin où figurent les Muses antiques présidant aux libéraux (1844). Quant aux dessous de scènes et aux cintres, ils sont agrandis et adaptés pour assurer l’élargissement du plateau. En 1969, le théâtre de la Coupe d’Or est inscrit à l’Inventaire des monuments historiques. En 1971, il fait l’objet d’une campagne de restauration au cours de laquelle on choisit d’habiller la salle selon le modèle des théâtres royaux en utilisant un velours bleu pâle et un paroi de miroir au deuxième niveau de loges. Devenu théâtre conventionné en 1995, la Coupe d’Or est un espace capital pour la vie culturelle rochefortaise. Depuis mai 2007, le théâtre est fermé suite à un avis de la Commission de sécurité en vue de prévenir les risques d’incendie. La ville de Rochefort a souhaité effectuer l’ensemble des travaux en une seule tranche. Ainsi, les travaux qui devront durer jusqu’en 2011 permettront : la mise aux normes de sécurité du théâtre ; l’accès aux personnes à mobilité réduite ; d’équiper le théâtre d’un ascenseur ; de remplacer les fauteuils et les velours qui datent de 1971 ; de mettre la scène à l’horizontale (en pente auparavant) ; d’améliorer la fausse d’orchestre ; d’améliorer l’accrochage des projecteurs ; d’améliorer le montage et le démontage des décors. Pendant la période des travaux, la salle de spectacles du parc des Fourriers remplace les représentations qui devaient avoir lieu à la Coupe d’Or. Musée Hèbre de Saint-Clément [modifier] Musée Hèbre de Saint-Clément.Article détaillé : Musée Hèbre de Saint-Clément. Anciennement appelé « Musée d'Art et d'Histoire », le musée Hèbre de St Clément était fermé depuis le 7 octobre 2002 et fut rouvert fin 2006 après sa restructuration. L’ancien hôtel du XVIIIe siècle a été détruit excepté les façades sur rues qui ont été conservées. Les espaces muséaux sont répartis sur cinq niveaux : au sous-sol : les locaux techniques et les sanitaires pour le public au rez-de-chaussée : le hall d'accueil, la boutique, la salle d'exposition temporaire du Service d'Art et d'Histoire et un espace consacré au Pays rochefortais : collections archéologiques du Néolithique au Moyen Âge et carte interactive permettant au public de repérer les sites les plus intéressants à visiter au premier étage : la salle d'exposition temporaire des Musées Municipaux et l'espace permanent du Service Ville d'Art et d'Histoire au second étage : la présentation de l'histoire de la ville de la création de l'arsenal (fin XVIIe siècle) au XIXe, le plan-relief de Rochefort réalisé par l'ingénieur Touboulic en 1835 et la collection de peintures au troisième étage : l'évocation iconographique de l'histoire de la ville luttant d'abord pour la sauvegarde de l'arsenal, puis pour de nouvelles ressources économiques, les collections extra-européennes (Océanie, Afrique, Asie) et un espace consacré à la culture kanake contemporaine, intégrant ou renouvelant la tradition. L’entrée du musée est gratuite pour les expositions permanentes et payante pour celles qui sont à durée déterminée. Musée national de la Marine [modifier] Article détaillé : Musée national de la Marine de Rochefort. Musée de la MarineAncienne résidence des chefs d'escadre, l’hôtel de Cheusses est le grand témoin du passé maritime de Rochefort. C'est le plus ancien hôtel de la ville. Construit à partir de 1599 (la tour nord-ouest), il appartenait à la famille protestante de Cheusses, que le pouvoir royal déposséda de ses biens lors de la création de l'arsenal. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, il servit de résidence aux chefs d'escadre, tels d'Estrées, de Tourville ou Barrin de La Galissonnière. Transformé en musée de la Marine en 1973, l'hôtel de Cheusses, agrandi de l'hôtel contigu élevé en 1716 abrite désormais les collections historiques liées à la construction navale : modèles de navires, sculptures ornementales et objets précieux. C'est un lieu dont les riches collections permettent des approches très diverses de l'histoire de la marine et de Rochefort, comme l'explique l'attaché de conservation du patrimoine du musée dans un court reportage de présentation [30]. L'Ancienne École de Médecine Navale [modifier] Article détaillé : Ancienne École de médecine navale. Le Musée national de la Marine de Rochefort est aussi composé d'un second bâtiment qui renfermait l'ancienne école de médecine navale et qui représente aujourd'hui un remarquable témoin de l'architecture hospitalière. Située dans un pavillon de l'ancien hôpital de la Marine qui fut édifié en 1788, l'ancienne École de médecine navale a été transformée en musée national en 1998 et est gérée directement par le Musée national de la Marine de Rochefort. C'est l'unique musée de France dans sa discipline qui ait été ouvert au public. Il est composé de collections qui servaient de supports à l'enseignement de la médecine navale (panneaux d'artériologie, crânes phrénologiques, caisses de chirurgie ...) [31]. Il est également doté d'une bibliothèque scientifique riche de 25 000 volumes qui sont très recherchés et consultés par de nombreux chercheurs et historiens. Service Historique de la Défense – antenne de Rochefort [modifier] Installé dans l'ancienne caserne Martrou datant de 1859 (Second Empire), en face du Cercle Mixte des Armées, et spécialement aménagé dans les années 1980, le Service Historique de la Défense à Rochefort abrite une salle de lecture ainsi qu'une bibliothèque spécialisée dans le domaine maritime. Les locaux permettent de recevoir des groupes, notamment scolaires. On y trouve 7 km linéaires d'archives couvrant tout le littoral de la Vendée à la frontière espagnole, 25 000 ouvrages et 500 titres de périodiques, plus de 5000 plans de construction antérieurs à 1945, dont Fort Boyard...[32] Musée des Commerces d'autrefois [modifier] Article détaillé : Musée des Commerces d'autrefois. Ce musée privé, situé dans le cœur historique de la ville, a été créé en 1990 et présente la plus riche collection d'objets publicitaires et de décoration de toute la France en une ingénieuse reconstitution d'une vingtaine de boutiques et d'ateliers datant de la période de la Belle Époque. Musée de la Vieille Paroisse [modifier] Article détaillé : Musée de la Vieille Paroisse. Ce musée archéologique est situé dans une ancienne église désaffectée qui est le plus ancien édifice de la ville. Le musée est géré par la Société de Géographie, société savante fondée en 1878, qui demeure très active dans le ville et dont le rayonnement intellectuel et culturel dépasse largement le cadre du département. Lieux de culte [modifier] Église Saint-Louis [modifier] Article connexe : Église Saint-Louis de Rochefort. Ancienne chapelle des Capucins, l'église Saint-Louis abrite la tombe de l'intendant Bégon, ainsi qu'un orgue romantique Merklin (cet instrument nécessite actuellement une restauration complète). Vieille Paroisse [modifier] Au XIIe siècle, la seigneurie de Rochefort ne comporte qu’un fort surveillant la Charente et quelques hameaux dispersés de pêcheurs, cultivateurs et bûcherons. Le prieuré augustinien Saint-Vivien de Saintes y établit une église paroissiale sous le vocable de la Vierge. Dévastée au XVIe siècle, l’église est reconstruite au XVIIe siècle. Désaffectée lors de la Révolution et saccagée en 1793, elle sert de grange de foin. En 1797, grâce à une pétition des habitants, elle redevient lieu de culte. Mal entretenue au XIXe siècle, elle est fermée pour vétusté en 1886. En 1900, le bâtiment devient la Bourse du Travail. En 1977, dans son plan de rénovation de la ville, la municipalité restaure « Notre-Dame de la Vieille Paroisse ». L’édifice abrite désormais le siège de la Société de géographie qui y a installé un musée archéologique. À l’intérieur de cet ancien édifice religieux est nettement dessinée une forme de croix latine, avec une nef à trois travées précédant un transept saillant et un chœur à deux travées droites et chevet plat. Le chœur de l’église est l’une des parties les mieux conservées de l’édifice primitif du XIIe siècle. Le style roman se retrouve dans l’appareil des murs latéraux, dans les baies encadrées de colonnettes et dans un tronçon de voûte en berceau. Le chevet plat et le voûtement en ogive sont la marque d’un remaniement ultérieur. Cliquez sur une vignette pour l’agrandir Église Saint-Louis]] Vieille Paroisse de Rochefort]] Église Notre-Dame Chapelle Libération Temple de Rochefort Mosquée [modifier] Rochefort est également dotée d'une mosquée dans le quartier dit du "petit Marseille" rue des Eglantines depuis 2010. Patrimoine naturel [modifier] Les Jardins et Squares [modifier] Cours d'Ablois devant l'ancien hôpital de la marineJardin de la Marine Jardin des Retours Cours d'Ablois Square Parat Square Herriot Square Triviers Le Potager du Roy (Jardin pédagogique des écoles) Jardin des Retours [modifier] Jardin des Retours devant la Corderie RoyaleLe nom de ce nouveau parc conçu par Bernard Lassus évoque les grandes expéditions scientifiques des XVIIIe et XIXe siècles. En effet, Rochefort est alors le port de départ et de retour de plusieurs de ces grandes aventures auxquelles participèrent au XVIIIe siècle François Vivès sur l'Étoile, lors du voyage de Bougainville, et Claret de Fleurieu sur l’Isis. Au XIXe siècle, des officiers de santé prennent part, comme médecins naturalistes, à des voyages de circumnavigation : Jean René Constant Quoy sur l’Astrolabe avec Jules Dumont d'Urville (1826-1829), René-Primevère Lesson avec Louis Isidore Duperrey (1822–1825), son frère cadet, Pierre-Adolphe, avec Dumont-d'Urville (1837-1840). Le jardin des Retours est dominé par ce qui subsiste de l'ancien «jardin du Roy», qu'on appelait aussi «jardin de l'Intendant»: Michel Bégon et ses successeurs aimaient s'y promener. Amputé par des lotissements successifs aux XVIIIe et XIXe siècles, ce jardin fut cédé à la ville et appelé « jardin de la Marine ». Il a gardé son tracé d'origine avec ses bosquets et ses parterres. Une large rampe plantée de tulipiers descend vers la Corderie, ouvrant la ville sur le fleuve. Les abords de la Corderie ont été aménagés en espace d'agrément : reconstitution d'un pont de navire, maquettes de navires animées. Les essences végétales sélectionnées pour ce jardin symbolisent l'importance du port de Rochefort aux XVIIe et XVIIIe siècles pour le développement de la botanique. Conservatoire du Bégonia [modifier] Conservatoire du BégoniaArticle détaillé : Conservatoire du Bégonia. Le Conservatoire du Bégonia, qui s'étend sur les bords de la Charente dans le pôle horticole de la ville, est une sorte de vitrine de l'écologie tropicale qui fait de Rochefort la "capitale du bégonia". Cette vaste serre municipale de 1 100 m² a été créée en mémoire de l'intendant de la Marine du XVIIe siècle, Bégon, en fonction à Rochefort et auquel la plante lui doit son nom. Aménagé en 1986 et ouvert au public en 1990, ce Conservatoire du Bégonia qui est également un musée municipal a tout récemment inauguré de nouvelles installations dont la scénographie est particulièrement didactique. Chemin de la Charente [modifier] La Charente à RochefortCe chemin permet de longer le fleuve au plus près, sur tout son parcours rochefortais, de la Corderie Royale à Port-Neuf (soit 10 km). Caractéristiques du chemin : du stade nautique (Port-Neuf) à l'ancien embarcadère pour Soubise : chemin sécurisé avec revêtement de cailloux blancs uniquement pour piétons et vélos (2,4 km) ; de l'embarcadère pour Soubise à la station de Lagunage : chemin en bitume partagé avec voitures (rares puisque chemin sans issue) et vélos ; de la station de Lagunage au Pont Transbordeur : chemin sécurisé avec moitié bitume/cailloux blancs uniquement pour piétons et vélos ; du Pont Transbordeur à la Corderie Royale : chemin sécurisé avec moitié bitume/cailloux blancs uniquement pour piétons et vélos. Il y a un également un chemin uniquement pour piétons et vélos du Vergeroux (rond-point du Brillouet) jusqu'à Port-Neuf avec un revêtement en bitume. Il s'agit du chemin du Brillouet. Il ne longe pas la Charente mais les marais du vergeroux. Marais et les oiseaux Lagunes à Rochefort, observatoire de la LPO Aigrette dans les marais de RochefortDe nombreux oiseaux migrateurs font halte dans ce marais aux qualités paysagères remarquables : oie cendrée, cigogne, aigrette garzette, échasse blanche, héron cendré, canard, cygne… sont à découvrir sur les lagunes côtières, les vasières littorales, les roselières, les prairies humides, les marais. Les lagunes de traitement des eaux sont constituées de cinq espaces distincts. En sortie de la cinquième lagune, ses eaux (5000 m³ en moyenne par jour) sont rejetées sur des parcelles en bord de Charente. Il s'agit de terrains inondables qui n'ont qu'une valeur agricole modeste. Ces marais sont donc utilisés par la LPO pour en faire un lieu d'accueil pour les oiseaux migrateurs et autres. La LPO a conçu des plans d'eau de profondeurs variables afin que les échassiers de toutes tailles puissent trouver des espaces accueillants. On peut voir, de l'observatoire de la station, cohabiter de nombreuses espèces d'oiseaux aquatiques. Les espèces les plus communes sont l'échasse blanche, l'avocette, le canard colvert, le canard souchet, le canard tadorne, le cormoran, la bécassine des marais, le râle d'eau, la foulque macroule, le fuligule milouin, le canard morillon, la mouette pygmée, le cygne, et différentes espèces de chevaliers… Ces aménagements furent réalisés en douceur et le site est devenu une richesse exceptionnelle en la matière. C'est maintenant l'un des "pôles-nature" de la Charente-Maritime que l'on peut visiter individuellement ou en groupe. La promotion de ce "pôle-nature" comme des onze autres existants en Charente-Maritime est assurée par "Espace Nature" qui est installé place Colbert depuis décembre 1992 et géré conjointement par la LPO, la Ville de Rochefort, la communauté d'agglomération du Pays Rochefortais et le conseil général de la Charente-Maritime. Le plus célèbre Rochefortais est certainement Pierre Loti. Aujourd'hui, la maison qu'il habitait à Rochefort a été aménagée en musée.

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