Région de Saintes Patrimoine Religieux
La basilique Saint-Eutrope et sa crypte
L'église Saint-Eutrope a été construite à partir de 1081 sous l’impulsion de l’abbaye bourguignonne de Cluny pour abriter les reliques de l’évangélisateur de la Saintonge, saint Eutrope. Consacrée par le pape Urbain II en 1096, elle devient une étape incontournable du chemin de Compostelle.
A moitié démolie en 1803, l’église conserve une crypte de la fin du XIe siècle, véritable église basse à déambulatoire et chapelles rayonnantes, au-dessus de laquelle se développent, suivant le même plan, le chevet et le transept. La chapelle d’axe du chevet ainsi que le clocher construit sur le bras nord du transept sont l’œuvre d’une campagne de construction du XVe siècle. Les parties romanes de l’église ont servi de modèles lors de l’édification de bon nombre d’édifices religieux saintongeais au XIIe siècle.
La crypte présente un type de voûtement original et innovant et une sculpture monumentale essentiellement décorative s’inspirant de modèles antiques romains présents en grand nombre à Saintes. Dans la partie haute, la sculpture des chapiteaux du transept sur lesquels on voit apparaître des figures dans des compositions complexes montre de nouvelles orientations artistiques. Réalisée vers 1110, elle prend son inspiration dans l’art de l’enluminure.
Saintes
L'Abbaye-aux-Dames
L’Abbaye aux Dames est le premier couvent de femmes de Saintonge. Fondée au XIe siècle par le comte d’Anjou Geoffroy Martel et sa femme Agnès de Bourgogne l’abbaye est consacrée en 1047 et elle est dotée d’un important pouvoir temporel qu’elle va garder jusqu’au XVIIe siècle.
A partir du XVIIIe siècle, elle est utilisée successivement comme prison puis comme caserne et fini par être rachetée par la ville en 1924. A la suite d’une longue campagne de restauration elle est rendue au culte en 1939. L’édifice du XIe siècle subit de nombreuses transformations au cours du siècle suivant. C’est à cette époque que sont élevées la façade occidentale, le clocher sur la croisée du transept et les coupoles sur pendentifs qui couvraient la nef. Le chevet est rallongé et couvert d’un berceau brisé. Une sacristie viendra le compléter au XVe siècle sur le côté nord. La façade occidentale tripartite caractéristique de l’art roman du Sud-Ouest de la France, abrite un programme iconographique sculpté de grand intérêt représentant des scènes du Nouveau Testament et de l’Apocalypse. L’abbaye disposait également d’un cloître et d’importants bâtiments conventuels détruits ou transformés à partir du XVIIe siècle.
Saintes
la Cathédrale Saint-Pierre
Selon la tradition, la cathédrale Saint-Pierre a été élevée sur l’emplacement d’un ancien édifice chrétien du VIe siècle, œuvre de l’évêque saint Pallais.
L’édifice actuel est le résultat de nombreuses campagnes de construction et de restauration qui se s’échelonnent du XIIe au XVIIIe siècle. Il est en grande partie reconstruit à partir du milieu du XVe siècle et très peu d’éléments anciens sont conservés.
Ses contreforts à pinacles, ses arcs boutants et son imposant clocher-porche haut de 72m lui donnent, de l’extérieur, une allure tout à fait gothique. Le clocher qui abrite l’entrée dans la cathédrale est doté d’un grand portail sculpté. La nef est couverte d’une charpente sur le vaisseau central tandis que les bas-côtés sont voûtés d’ogives.
La nef se trouve élargie par la présence de huit chapelles latérales. Le transept peu saillant, conserve dans le bras sud une coupole sur pendentifs du XIIe siècle et ouvre sur un long chevet à déambulatoire et neuf chapelles rayonnantes. Seulement trois d’entre elles ont échappé à la destruction, parmi lesquelles la chapelle d’axe, décorée dans le style Renaissance. Enfin, le cloître qui possède encore deux galeries du XIIIe siècle et les bâtiments conventuels accolés dans la partie méridionale parachèvent cet ensemble épiscopal hétéroclite.
Saintes
Le Temple protestant
Situé sur le cours Reverseaux, le Temple protestant de Saintes est l’œuvre de l’architecte parisien Adolf Augustin Rey. Sa construction commence en 1905 et il est inauguré en février 1906. L’architecte qui a également travaillé à la construction des magasins du Printemps et du Temple du Bon Secours à Paris, utilise une formule originale et des matériaux de construction innovants. Le Temple de Saintes figure parmi les premiers édifices religieux construits en béton armé. Il possède une façade tripartite avec un portail sous un avant-corps à pignon, inspirée par la façade de la Chapelle impériale de Biarritz (fin du XIXe siècle). Percée de nombreuses fenêtres en plein cintre, elle est richement décorée notamment de sculptures réalisées par Arnold dans le style Art Nouveau. La façade contraste avec l’intérieur du Temple, beaucoup plus sobre. Ce monument éclectique est construit sur un plan rectangulaire divisé en trois nefs couvertes d’une voûte en berceau. Là encore, une note d'originalité a été ménagée : la voûte en berceau de la nef est évidée pour laisser place à un grand jour zénithal en forme de croix allongée qui a reçu, tout comme les baies de la façade, un ensemble de vitraux.
Saintes
L'Eglise Saint-Pallais
L’église paroissiale Saint-Pallais est construite sur l’emplacement du sanctuaire funéraire de Palladius, évêque de Saintes au VIe siècle. La place Saint-Pallais était d’ailleurs encore un cimetière jusqu’au XVIIIe siècle. L’église dépendait de l’Abbaye-aux-Dames depuis la fondation de celle-ci en 1047. L’édifice actuel, remanié à l’époque gothique, résulte de plusieurs phases de construction, du XIIe au XVe siècles. L’église se compose d’une nef voûtée d’ogives qui conserve des partie romanes (parties basses des murs et quelques colonnes et chapiteaux). On y pénètre à l’ouest par un portail qui abritait une sculpture témoin de la transition entre l’art roman et l’art gothique. La nef est suivie d’un transept sur lequel s’ouvrent deux chapelles. Un clocher latéral dont il ne subsiste que la partie inférieure, également d’époque romane, s’élève sur le bras nord du transept. L’édifice se termine à l’est par un mur plat datant du début du XIIIe siècle, ouvert d’une grande baie flamboyante et renforcé par d’importants contreforts du XVe siècle.
Saintes
L'Eglise Saint Vivien
Dédiée à l’évêque de Saintes, Vivien, l’actuelle église est construite sur l’emplacement de trois édifices chrétiens successifs. Le premier, au VIe siècle, était une basilique élevée autour du tombeau du saint dans une nécropole paléochrétienne. Le second, avant le XIIe siècle était un prieuré occupé par des chanoines réguliers rasé après 1572. Une nouvelle chapelle est alors construite en 1617, démolie en 1840. L’édifice actuel est une église néoclassique construite entre 1840 et 1845 par l’architecte Brossard, sur le modèle des basiliques paléochrétiennes.
Saintes
Eglise de Nieul
L'église de Nieul-lès-Saintes, dédiée a Saint Martin, a été classée Monument Historique, le 21 Janvier 1907.
la partie la plus ancienne serait l'abside. L'abside provient bien, en effet, de l'édifice primitif, (oeuvre du chapitre de Saint-Eutrope de Saintes), mais celui-ci ne remonte pas au delà du XIIe siècle. La décoration de cette abside faite de chapiteaux au galbe classique et d'arcs délicatement ornés de motifs géométriques bien fouillés, est d'un roman de la bonne époque.
Le clocher est une belle tour octogonale percée sur chacune de ses faces d'une fenêtre en plein-cintre.
La façade, surmontée d'un pignon sans ouverture, est étayée par deux gros contreforts d'angles ajoutés au XVe siècle. Ils sont reliés à la hauteur du premier étage par une petite gâterie à arcades. Au-dessous s'ouvre un élégant portail roman retouché au XVIe.
La grande voussure est ornée de quarante-cinq petits personnages qui jouent de la musique et paraissent danser. L'ensemble qui représenterait une fête villageoise est intéressant en ce qu'elle permet une étude des instruments de musique en usage à cette époque.
La nef est à deux travées séparées par des pilastres plats soutenant un doubleau à section rectangulaire. Une coupole recouvre le carré du transept.
De beaux chapiteaux corrigent ce que cet ensemble à de lourd et de disgracieux. On y remarque un « Homme luttant avec des serpents ». , (toujours l'humanité aux prises avec le péché) des entrelacs etc.
Nieul-lès-Saintes
L'abbaye de Fontdouce
L’Abbaye est un cas unique dans la région compte tenu des bâtiments qui existent encore : si l’église abbatiale a été détruite, les lieux de vie des moines sont, eux, restés en état.
Le monastère est fondé par les Bénédictins en 1111. Il compte à son apogée une centaine de moines, puis bascule progressivement dans l’oubli à partir des Guerres de Religion. Vendu comme « Bien National » après la Révolution, elle appartient à la même famille depuis près de deux siècles. L’Abbaye de Fontdouce a été utilisée comme exploitation agricole jusqu'en 1970, les bâtiments monastiques, en partie enfouis sous un mètre de remblais, servent à la fois de chais, de hangars ou de remises.
À partir de 1970, les actuels propriétaires, pris par la passion des vieilles pierres, entreprennent une série de fouilles destinées à la restauration de l’Abbaye de Fontdouce. Ils font progressivement retrouver à l’Abbaye, année après année, une partie de sa splendeur d’origine. Ils font revivre la très belle salle capitulaire et le parloir gothique, les deux chapelles romanes superposées et plusieurs autres vestiges. Cet ensemble de bâtiments témoigne de façon originale des nombreuses transformations que le site a subies au fil du temps.
Outre ses bâtiments conventuels, l’attrait de Fontdouce tient également à son environnement. L’abbaye est située à l’écart des grands axes, au cœur d’un vallon verdoyant mis en valeur par des jardins à la française et des bassins d’eau claire.
Saint-Bris-des-Bois
Église Saint-Pierre
Cette église a été classée Monument historique en 1910.L'église Saint-Pierre de Gémozac est un édifice religieux de style composite qui intègre tout à la fois une structure de style roman saintongeais et des éléments gothiques. Elle est l'une des rares églises de la région témoignant de la transition entre les deux styles et est classée Monument historique depuis 1910.
L'église Saint-Pierre de Gémozac s'inscrit dans l'inventaire touristique des plus belles églises de la Saintonge et est souvent citée parmi les édifices religieux dignes d'être visités.
Gémozac
L'église Saint-Vivien
L'église Saint-Vivien est un édifice caractéristique de la période archaïque du style roman saintongeais. Succédant à un modeste oratoire élevé dans la seconde moitié du XIe siècle l'église actuelle est construite dans le courant du XIIe siècle. Au début du XIIIe siècle, elle cumule les fonctions d'église prieurale et d'église paroissiale, desservant la ville-basse. Relativement épargnée par les guerres, elle est cependant remaniée à plusieurs reprises .
L'élément le plus remarquable de l'église est sa façade, divisée en trois niveaux d'élévation. Intégrant un profond portail en plein cintre à cinq voussures, encadré par deux arcades aveugles surhaussées au centre desquelles se trouvent des statues aujourd'hui très dégradées représentant sainte Marie et saint Vivien, le niveau inférieur est la partie de l'édifice qui témoigne le mieux de l'architecture romane d'origine. Au niveau intermédiaire, l'arcature en plein-cintre a été altérée par le percement d'une large baie à remplage flamboyant dans le courant du XVe siècle.
La partie supérieure de la façade est constituée d'un large pignon cantonné de deux campaniles asymétriques, lesquels sont des adjonctions datant du XVIIIe siècle. Celui de droite abrite une cloche provenant d'un ancien navire napoléonien : « L'Apollon ».
La façade de l'église Saint-Vivien est classée monument historique depuis le 23 février 1912
Pons
Église Saint-Porchaire
L'église Saint-Porchaire est classée monument historique depuis 1933.
Ce sanctuaire date essentiellement du XIIe siècle et du XVe siècle. Si la façade garde sa structure romane, il s'agit dans l'ensemble d'un édifice de style gothique flamboyant. À l'intérieur se trouve un retable à baldaquin datant du XIXe siècle. On peut également y voir des traces de fresques datant de la seconde moitié du XIXe siècle et le caveau des seigneurs de la Roche Courbon.
L'église Saint-Porchaire se compose d'une nef unique formant quatre travées, terminée par un chevet plat d'une seule travée. L'ensemble est bordé par deux chapelles latérales, bâties au sud. L'une d'elle supporte le clocher rectangulaire, percé de fenêtres ogivales à meneaux, et est flanquée d'une sacristie. La première travée de la nef conserve les traces d'un édifice plus ancien, et se distingue du reste de l'édifice, notamment par la structure archaïque de la croisée d'ogives et par des chapiteaux procédant de l'esprit roman. Les trois autres travées de la nef, le chœur et la chapelle latérale sont le produit d'une reconstruction entamée au XVe siècle, dans le style gothique flamboyant. Ce style, assez inhabituel dans la région, se retrouve dans le remplage des baies (en particulier la grande baie du chevet) et par des voûtes à liernes. Les baies sont ornées de vitraux colorés datant du XIXe siècle.
Saint-Porchaire
Haut de page
Alsace-
Aquitaine-
Auvergne-
Basse-Normandie-
Bourgogne-
Bretagne-
Centre-
Champagne-Ardenne-
Corse-
Franche-Comté-
Haute-Normandie-
Ile-de-France-
Languedoc-Roussillon-
Limousin-
Lorraine-
Midi-Pyrénées-
Nord-Pas-de-Calais-
Pays-de-le-Loire-
Picardie-
Poitou-Charente-
Provence-Alpes-Côte-Azur
Rhône-Alpes
|