Ile d'Oléron Patrimoine Religieux
Église Saint-Pierre
Située au cœur du quartier piétonnier, l'église Saint-Pierre est la principale église de la ville. Fondée dès le XIIe siècle (il subsiste de l'édifice primitif une colonne et les bases d'un arc[7]), elle fut victime de sévères déprédations durant les guerres de religion, ce qui explique son architecture atypique mêlant styles gothiques, baroques et classiques. Basée sur un plan en forme de croix latine, l'église se compose d'une nef divisée en trois travées couvertes de voûtes d'arêtes (à l'exception de la première travée, couverte d'une voûte lambrissée), d'un transept saillant et d'une abside rectangulaire en moyen appareil. Tout comme la croisée du transept, l'abside est couverte d'une charpente évoquant un navire renversé. Le mur du chevet est aveugle et orné d'un Christ en croix d'inspiration baroque.
Au XIXe siècle, l'église fut dotée de collatéraux sur les plans de l'architecte diocésain Antoine Brossard[7]. Ils sont éclairés par des baies ogivales garnies de vitraux évoquant des scènes bibliques. Au-dessus du porche d'entrée, une large tribune bordée d'une grille en fer forgé accueille l'orgue. Deux chapelles sont situées de part et d'autre de l'entrée : l'une d'elle abrite une reproduction du gisant de la duchesse Aliénor d'Aquitaine, laquelle octroya charte communale et divers privilèges aux habitants de l'île d'Oléron en 1199. C'est également depuis l'île d'Oléron qu'elle promulgua le premier code maritime d'Europe, les rôles d'Oléron.
Parmi les éléments les plus remarquables de l'édifice se trouve la façade, édifiée dans le style de la contre-réforme, un courant architectural relativement peu représenté dans la région. Rythmée par des pilastres, elle est ornée de fines volutes et de motifs floraux.
Principal repère dans le paysage urbain, le clocher a été rajouté durant le règne du roi Louis XVI, en 1776. Cette tour hexagonale, conçue pour servir d'amer aux navires croisant au large de l'île accueille en son sommet un belvédère d'où l'on peut jouir d'un panorama sur la ville et sur le littoral. La façade (à l'exclusion du clocher) et la tribune d'orgue ont été inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques le 21 décembre 1988[7]. À l'intérieur, plusieurs tableaux sont également inscrits aux monuments historiques : ceux-ci représentent notamment la mort de Saint-Joseph, l'Immaculée Conception ou la crucifixion[8].
Saint-Pierre D'Oléron
Église Notre-Dame et Saint-Nicolas
L'église Notre-Dame et Saint-NicolasL'église Notre-Dame et Saint-Nicolas est située à proximité du port de la Cotinière, un quartier situé à quelques kilomètres à l'ouest du centre-ville. Édifice résolument moderniste, elle a succédé à plusieurs chapelles aujourd'hui détruites. L'église actuelle est basée sur un plan atypique de forme triangulaire, œuvre de l'architecte Kieffer. Élevée à partir de 1966, elle est solennellement consacrée le 20 mai 1969 par Mgr Félix-Marie-Honoré Verdet, évêque du diocèse de La Rochelle et Saintes.
Formant un unique vaisseau couvert d'une charpente apparente, elle est flanquée d'un clocher en moellons, également de plan triangulaire. L'intérieur de l'édifice est éclairé par une série de baies rectangulaires ménagées verticalement et horizontalement. Celles-ci sont garnies de vitraux modernistes évoquant la mer. À l'entrée du sanctuaire, un autel est consacré aux marins disparus en mer, auxquels des vitraux d'un bleu profond rendent également hommage.
Saint-Pierre D'Oléron
Château de Bonnemie [modifier]
Cet ancien siège de la seigneurie de Bonnemie fut édifié à partir du XIIIe siècle. Considérablement modifié entre 1694 et 1700, notamment par l'adjonction d'une vaste salle centrale et par la réfection de l'enceinte, ce château se compose d'un ensemble de quatre tours : la tour de l'horloge, la tour de la citerne, la tour de la chapelle et le donjon central. La façade du château fut inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1981, l'intérieur, en 1994.
Saint-Pierre D'Oléron
Église Saint-Denys
L'église Saint-Denys (parfois orthographiée Saint-Denis) conserve une partie de son décor roman, en dépit de plusieurs campagnes de reconstruction importantes menées au XVIIe siècle et au XIXe siècle. La nef conserve ainsi des colonnes engagées et des chapiteaux à motifs végétaux (les doubleaux ont cependant disparu). Dans le bas-côté sud, une vitrine abrite une maquette représentant une frégate de 52 canons baptisée « Le Napoléon ».
En 1850, l'église, devenue vétuste, doit être fermée pour des raisons de sécurité. Une campagne de restauration est mise en œuvre à partir de 1853. Si la structure est en partie respectée, l'édifice se voit doté de bas-côtés et d'une nouvelle abside, ainsi que d'un campanile néo-roman, élevé en 1877.
Le soubassement de la façade, classé monument historique en 1896, s'inspire par ses techniques architecturales des réalisations gallo-romaines (motifs géométriques, marguerites rectangulaires, feuillages, colonnes rudentées).
Saint-Denis-D'Oléron
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