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Région de Saintes
Monuments et Curiosités

L'arc de Germanicus

Saintes - L'arc de Germanicus L'Arc de Germanicus est un arc de l'Antiquité romaine érigé à Saintes en l'an 18 ou 19 par un noble santon du nom de Caius Julius Rufus pour l'empereur Tibère, son fils Drusus et son neveu et fils adoptif Germanicus. Sa construction a été financée par un riche et illustre citoyen de Saintes, C. Julius Rufus.
Il s'agit d'un arc routier à deux baies initialement bâti à l’arrivée de la voie romaine Lyon-Saintes (Lugdunum – Mediolanum Santonum), au niveau du pont romain sur la Charente. C’est un monument sobre décoré de pilastres cannelés et de chapiteaux composites avec un entablement portant des inscriptions. Il a subi quelques transformations à l’époque médiévale et était promis à la démolition en 1843, en même temps que l’ancien pont. Il a été sauvé par l’intervention de Prosper Mérimée grâce auquel l’arc a été démonté puis remonté sur la place Bassompierre. Long de 15,9m et haut de 15m, c’est un des vestiges romains les mieux conservés de la ville de Saintes.
Saintes



L'Amphithéâtre Gallo-Romain

Commencé sous le règne de Tibère et achevé dans les années 40 ap.J-C, sous celui de Claude (41-54 ap.J-C) . Il est spécifiquement un bâtiment conçu et construit pour le spectacle, et recevant simultanément, mais séparément acteurs et spectateurs. Sa fonction était d’accueillir un grand nombre de spectateurs autour de représentations sanglantes et violentes.
La capacité de ce monument devait être d’environ 12 000 à 18 000 places, selon les hypothèses, soit sans doute la totalité de la population de la cité. Après le III ème siècle, la ville en déclin s’étant considérablement rétrécie derrière son rempart, l’amphithéâtre se retrouva en rase campagne. Il servit de carrière de pierres au Moyen Age et ne fut rattrapé par la ville qu’au début du XX ème siècle, époque à laquelle il fut progressivement dégagé et remis en valeur c’est aujourd’hui l’un des amphithéâtres les mieux conservé de la Gaule Chevelue c’est à dire la Belgique et la France.
Les festivals et les concerts permettent d’animer de nouveau l’arène tel l’époque romaine. D’ailleurs au cours du XXème siècle, l’amphithéâtre a accueilli de nombreux spectacles lyriques, dont la tradition se perpétue aujourd’hui à travers des spectacles « Sites en scène » du mois d’août.
Saintes

Thermes de Saint-Saloine

Les thermes de Saint-Saloine sont les vestiges d’un des nombreux établissements thermaux que possédait Saintes (Mediolanum) à l’époque romaine.
De dimensions assez réduites, ces thermes datent du troisième quart du Ier siècle ap. J.-C. Se trouvant dans un quartier relativement excentré, comme l’amphithéâtre, ils seront progressivement abandonnés et transformés en nécropole à partir du IIIe siècle. Un sanctuaire paléochrétien dédié à Saint-Saloine est alors installé à l’intérieur des thermes mais il tombera en ruine au XVIe siècle.
Aujourd’hui on peut encore identifier les murs de soutènement du caldarium (salle des bains chauds), cependant ni le système de chauffage ni le système d’alimentation n’ont été conservés. Ce site témoigne non seulement du mode de vie à Saintes à l’époque antique mais également de l’évolution topographique de la cité.
Saintes

Le Haras National de Saintes

Situé dans un parc arboré de près de 10 hectares à proximité du centre ville, le Haras national de Saintes a été créé en 1846, d’où son style second empire.
L’ensemble des bâtiments et du parc, inscrits à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1993, offre de nombreuses possibilités de développement d’activités complémentaires du cœur de métier des Haras nationaux.
Chargé du soutien technique auprès de l'ensemble de la filière équine de la région Poitou-Charentes, le Haras national de Saintes propose diverses prestations techniques aux acteurs de la filière. Le Haras met aussi à leur disposition le site pour la formation des éleveurs, la préparation à la vente et les commissions d’achat, les concours d’élevage ou bien encore la location de box et des infrastructures. Le Haras prend ainsi toute sa place au sein de son territoire en offrant des réponses aux problèmes sociétaux actuels : éducation des jeunes publics, meilleure insertion de publics en difficulté, développement touristique….
Encore aujourd’hui, le Haras perpétue des savoir-faire variés et accueille une quarantaine d’étalons de différentes races : Pur Sang, Trotteur français, Selle-français, Anglo-arabe, Arabe, Percheron, Trait breton, Cob normand. Il intervient aussi dans la sauvegarde du patrimoine naturel en participant à la protection des races locales menacées : le Baudet du Poitou et le Trait Poitevin Mulassier. Autour de l’activité d’étalonnage, s'organisent alors de nombreux métiers traditionnels tels que maréchal-ferrant, sellier ou palefrenier.

Le Gallia Théâtre

Face au Palais de Justice, Le théâtre Gallia est situé sur le cours National, réalisé au XIXe siècle sur le comblement des fossés de l’ancien rempart. Conçu dans le style néoclassique par l’architecte parisien Bourla le théâtre présente un avant-corps de trois travées. La partie inférieure divisée par trois arcades est surmontée d’une loggia encadrée de pilastres et d’un entablement à l’antique. Sa façade est enrichie de sculptures allégoriques représentant les activités humaines et de masques en terre cuite du théâtre classique. Dans la partie supérieure on peut admirer les bustes de Racine et de Molière.
L'Association Gallia Théâtre assure la gestion et la programmation de la saison du théâtre municipal. Sont proposés près de 85 spectacles par an et environ 10 séances de cinéma d'art et d'essai par semaine. Cette structure vient d'être labellisée «Scène conventionnée».
Saintes

Château de la Morinerie

C'est, bien qu'inachevé, un bel exemple de château du XVIIe siècle influencé par l'architecture militaire. Il est reconstruit En 1670 sous la direction de l'architecte Paul Guerinet, par Guillaume Duval dont les descendants gardent le château jusqu'en 1895. Il était prévu pour faire 80 mètres de long, avec un pavillon central et deux ailes basses de six travées terminées par un pavillon carré à étage, mais l'aile sud-est et son pavillon ont été arrêté aux 2/3 de la hauteur.
-Le pavillon central possède un étage et un toit en carène avec une porte, une fenêtre à l'étage et dans le toit une ouverture ronde sur fronton de pierre orné.
-Le pavillon carré a une haute toiture d'ardoises. Une aile en retour a été édifiée plus tard.
À la fin du XIXe siècle, les toitures des ailes ont été rehaussées et les tuiles romaines remplacées par des ardoises. Il a été inscrit monument historique le 3 décembre 1969 .
Le parc du château de la Morinerie est inscrit au pré-inventaire des jardins remarquables.
Écurat

Château de Nieul les Saintes

Le château fut construit au XIVe siècle par Jean Chaudrier.
Devenu une vraie ruine, il fut acquis en 1972 par les actuels propriétaires qui le restaurèrent patiemment.
Il comprend des courtines de 12 à 14 m de haut avec des archères et couronnées par un chemin de ronde et flanquées de tours carrées. On a trouvé des ruines d’une importante tour carrée qui faisait peut-être office de donjon. Dans le logis, les propriétaires ont recréé une atmosphère médiévale, simple et sobrement meublée avec quelques petites références à la Renaissance. On peut le visiter en période estivale.
Nieul les Saintes

Le château

Il ne reste de l'ancien château de Charles de Coucy, seigneur de Burie, qu' une partie de la construction du XVIe siècle, l'escalier renaissance avec un contrefort surmonté d'une poivrière. L' élévation, le jardin et la porte cochère dont il reste une partie datent de 1546, 1548. La façade nord, la façade sud et la porte du jardin sont inscrits par arrêté du 23 février 1925.
Burie

Le château de Pons

Le site occupé autrefois par la puissante forteresse des Sires de Pons est aujourd'hui essentiellement constitué d'une vaste esplanade transformée en jardin public, d'un corps de logis accroché à la falaise (aujourd'hui occupé par l'hôtel de ville), d'un porche médiéval surmonté d'une chapelle castrale et surtout d'un imposant donjon quadrangulaire haut de près de trente mètres, véritable emblème de la cité médiévale.
Le château est détruit (à l'exception du donjon et de quelques éléments défensifs) par les armées de Louis XIII en 1622. Quelques années plus tard, César Phœbus d'Albret fait édifier le corps de logis actuel. D'une grande sévérité dans son aspect extérieur, plusieurs appartements conservent des plafonds en bois et toile marouflée, ornés de figures allégoriques.
Pons

L'hôpital des Pèlerins

L'hôpital, comme sa salle des pèlerins, classés au titre des Monuments Historiques, ont été inscrits au Patrimoine de l'Humanité par l'Unesco en 1998 au titre des « chemins Jacquaires ».
Seul exemplaire du genre à subsister en Europe, il date du XIIe siècle.
L’hôpital neuf fut fondé par Geoffroy III de Pons. On peut voir sur les murs de nombreux graffitis gravés par les pèlerins au cours des siècles.
La salle des pèlerins possède une rare charpente à poteaux datant du XIIIe siècle.
La restauration de cet ensemble architectural unique a marqué d'une pierre blanche l'année 2004 dite «année jacquaire». Dans le cadre de cette restauration, un ensemble de neuf vitraux contemporains a été réalisé par l'atelier de Jean-Dominique Fleury qui compte a son actif des réalisations de grande qualité.
Dans l'enceinte de l'hôpital des Pèlerins, un jardin médicinal a été créé en 2003. Par son agencement et par le choix des plantes qui le composent, c'est une évocation des jardins médiévaux. Un tel jardin existait autrefois à proximité de l'hôpital, car les soins apportés aux pèlerins nécessitaient de recourir à des produits de la pharmacopée dont la majorité étaient fabriqués à base de plantes médicinales.
Le passage routier avec ouverture de la porte occidentale date du XIIIe siècle. Il est remarquable par la finesse de ses nervures en croisée d'ogives. Pons

Château de la Rochecourbon

Ce château établi sur un éperon rocheux fut rebâti au XVe siècle avant d'être transformé en demeure d'agrément au XVIIe siècle par Jean-Louis de Courbon.
L'édifice actuel réunit des tours fortifiées et un donjon massif, caractéristique de l'architecture défensive, à un logis Renaissance éclairé de larges baies. Un cabinet des peintures, datant du XVIIe siècle, est orné de médaillons peints représentant les dieux de l'Olympe et les quatre vertus cardinales, ainsi que des paysages italiens et des thèmes antiques, des frises en bois sculptées... Tandis qu'une avenue bordée d'arbres mène à la cour d'honneur, la terrasse Renaissance, via un escalier à double palier, conduit à des jardins à la française. Ceux-ci sont agrémentés de parterres, pelouses, canaux et fontaines, ainsi que des statues faisant référence à l'antiquité. Longtemps laissé à l'abandon, le domaine fut racheté et restauré grâce à l'appel de l'écrivain Pierre Loti sur une tribune du Figaro, en 1908.
Le château, les terrasses et les jardins à la française sont classés monuments historiques depuis 1946. Ils sont également tous deux répertoriés parmi les sites classés « Trésors de Saintonge », les jardins ayant par ailleurs obtenu de l'État le label de « Jardins Remarquables » en 2004.
Saint-Porchaire


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